On sait que, chaque année, Roanne est le rendez-vous des amateurs de films courte animés : de tous les coins du monde , en effet, ces dessins animés au format peu usuels, se donnent rendez-vous à Roanne pour démontrer que l’inventivité n’est limitée aux métrages longs et que le dessin est parfois plus parlant que les acteurs !
Cette année, et pour la 16° fois, la ville de Roanne va proposer aux amateurs plus de 220 films courts ,provenant de 40 pays soit, au total, 60 heures de projections, dans différents lieux de la ville.
En plus des projections le festival propose des expositions ,des spectacles, des séances en réalité virtuelle, des ciné-concerts et, bien sûr, des rencontres avec des réalisateurs nationaux et internationaux ! On attends encore plus de spectateurs pour cette édition que pour celle de l’année dernière qui avait rassemblé plus de 10000 cinéphiles .
Plus que jamais Roanne est le rendez-vous incontournable des amis du ciné-court animé, le rendez-vous des fans du monde entiers de cette sorte de film, trop rare dans les salles aujourd’hui !
Sonia Wieder-Atherton est violoncelliste. A 19 ans, dans les années 80, elle a quitté la France pour aller étudier à Moscou, alors de l’autre coté du rideau de fer, auprès de la grande pédagogue Natalia Chakhovaskaïa. Son séjour « Là-Bas » a duré deux ans et demi, expérience fondamentale pour sa formation . Pendant le confinement Sonia Wieder-Atherton est revenu sur cette période de son passé et a rédigé ses « Carnets de là-bas »avant de décider, avec l’aide de Clement Cogitore, d’en faire un spectacle original : la grande musicienne joue sur scène des oeuvres de grands compositeurs tandis que des images d’archive, montées par Clement Cogitore, sont projetées sur des voiles enchâssées. Le plasticien et réalisateur Clement Cogitore, est célèbre pour sa mise en scène des « Indes Galantes » et, plus encore peut-être, pour le court métrage présentant un extrait de cette oeuvre de J-P Rameau interprétée par des danseurs de Krump, film multi primé qui a obtenu, entre autres, le prix du public du festival de Clermont-Ferrand. Cette sensibilité à la musique le désignait tout naturellement pour mettre des images sur les morceaux choisis par Sonia Wieder-Atherton pour évoquer ce « Là-bas », à la fois géographique et temporel, où elle forgea sa personnalité, et pas seulement sur le plan musical : « Natalia Chakhovskaîa a joué un immense rôle dans ma vie au dela du violoncelle » dit-elle.
En plus de ce superbe spectacle Lux propose deux séances de cinema en liaison avec lui : une présentation de films de Clement Cogitore ( dont le fameux court-métrage des « Indes Ganantes » ! ) et deux films que Chantal Akerman, qui fut sa compagne, a réalisé avec ( et autour de ) Sonia Wieder-Atheron;
C’est, nous dit Wikipedia, le festival français de cinéma le plus fréquenté après Cannes, c’est aussi, de l’avis général, la plus importante manifestation au monde consacrée aux films courts, bref c’est un monument , un évènement incontournable pour les cinéphiles : le festival international du court-métrage est de retour, pour la 47° fois, à Clermont-Ferrand ! Avec, comme à l’accoutumé, ses trois compétitions principales : sélection internationale, sélection française, Labo ( pour des films plus « expérimentaux ») mais aussi ses autres propositions : regards d’Afrique, Carte blanche à Canal+, Court d’Histoire, Enfants et Famille, Polar, Réalités Immersives( une nouveauté tresattendue ) et, bien sûr, séances scolaires . Comme chaque année le festival mets un pays à l’honneur , cette année c’est le Liban, et une thématique est particulièrement mise en évidence : le son au cinéma. Et puis il y a aussi le marche du film court, des rencontres professionnelles et tout public, des ateliers pour les juniors et les scolaires et des expositions. Bref de quoi attirer dans toute la ville, une quinzaine de lieux sont mobilisés !, un publique très varié , des pros et des néophytes , des vieux et des jeunes ( une entrée gratuite par jour est offerte aux 62 ans et +, et aux « KIDS » dans les séances qui leur sont dédiées ) des clermontois et des cinéphiles venus de toute la région voir de beaucoup plus loin ( on entend toutes les langues au sortir des projections ! ). Voyons un peu ce que propose cette 47° edition
La compétition internationale, qui se déroule pour la 37° fois, regroupe 64 films sélectionnés parmi 6368 candidats ! , regroupés en 12 programmes différents. Leurs réalisateurs sont originaires de 49 pays. Parmi la sélection on compte 8 fictions animées et 9 documentaires. Le dépaysement est garanti !
La compétition nationale ce sont 11 séances regroupant les 52 films selectionnés parmi 1903 candidats . Soulignons que 48% de ces courts métrages ont été réalisés ou co-réalisés par des femmes, score encore rare dans le monde des longs métrages !
La compétition Labo, proposée pour la 24° fois, offre 27 courts venus de 20 pays différents, regroupés en 5 programmes. Il y avait 525 films candidats pour cette section.
Lees expositions sont nombreuses; On retendra en particulier celle consacrée à la photographe libanaise LARA TABET (en partenariat avec l’Hotel Fontfreyde, centre photographique ) , une exposition collective « Silence(s) », réunissant dessins, peintures, photos ,sculptures, installations de pas moins de 29 artistes ( à la chapelle des Cordeliers )et, à « La Jetée » une expo d’affiches de comédies musicales, ou, au « Lieu-dit », une présentation collective « Anatomie du Labo »….
Mais les propositions du festival dépassent largement l’espace dévolu à cette chronique ! Il faut donc se référer au catalogue, très pratique et très complet, vraiment indispensable pout profiter pleinement de la manifestation . On le trouve gratuitement à cette adresse http://www.lecourt-clermont.org En version papier, encore plus pratique, il coûte 5 euros mais est offert aux acheteurs d’une carte de 15 entrées ( 40 euros)
Alex Beaupain, William Lebghil et Diastème présentent le film à Lyon ( photo JFM )
Diastème n’a peur de rien ! D’abord pvrcequ’il sort « Joli Joli » le 25 décembre, sans craindre que les repas de fête et leurs cortèges de dindes aux marrons et de bûches de Noël ne lui fasse une concurrence dangereuse quand on sait l’importance qu’a, pour les distributeurs, la fréquentation du 1° jour d’exploitation. Mais surtout parce qu’il a réalisé, avec la complicité d’Alex Beaupain, une comédie musicale, une vraie , « à la manière de la MGM des années 50 », assume-t-il ! Et on sait que ce genre n’a pas bonne réputation en France , considéré comme « casse gueule » malgré le contre-exemple des parapluies et des demoiselles de Demy! !
« Joli Joli » n’ est pas un film avec des intermèdes musicaux : comme dans une opérette au théâtre les chansons totalement intégrées à l’action qu’elles font progresser : » elle ne doivent absolument pas être pléonastiques » dit Diastème. C’est pourquoi Alex Beaupain a été associé au projet dès l’origine et que le réalisateur et le musicien ont écrit le scénario ensemble. Il est vrai que Distème est aussi musicien : il a signé trois des chansons de « Joli Joli »! Et pour interpréter leurs couplets les acteurs se sont fait chanteurs » C’est un vrai métier, bien different de pousser la chansonnette » nous a dit William Lebghil , qui, même s’il »adore chanter dans la vie » a du travailler pour enregistrer les airs qui lui reviennent dans le film . Et le réalisateur nous confie que Jose Garcia » avait vraiment peur, qu’il était très ému » avant d’interpréter ses chansons .
En bonne comédie musicale « Joli Joli » a presque entièrement été réalisé en studio, dans un décor construit spécialement pour l’occasion, dans une friche industrielle de la banlieue parisienne : « J’ai adoré ça » a dit Diastème qui insiste sur le fait que cela donne au film » une identité visuelle forte » à la quelle participe également les costumes très colorés . Se déroulant dans le milieu du cinéma, entre Paris et Cinecitta, en 1977, le film est un hommage un peu nostalgique au 7° art à cette époque : la dernière scène du film, la seule à ne pas être tournée en studio, se passe dans le cinéma « Le Bretagne », sur les Champs Elysées , salle mythique qui fut fermée immédiatement après le tournage , une façon de rappeler que la « plus belle avenue du monde » comptait alors 47 salles de cinéma et n’en a plus qu’une aujourd’hui !
Au cotés de Willian Lebghil et de Josée Garcia, excellents, Clara Luciani est brillante, vive et enjouée ; Mais il faudrait citer tous les interprètes qui forment une troupe homogène et dynamique. Il faut également souligner le rythme de l’action qui ne faiblit jamais : on ne voit pas passer les presque deux heures que dure le film , sans jamais lasser ou se répéter . Et puis, bien sûr, il faut saluer la musique qui, porte de bout en bout cette comédie légère et optimiste à recommander sans modération à tous les cinéphiles …..à l’exception de ceux qui n’aiment pas « Chantons sous la pluie » ( il parait qu’il en existe : les pauvres ! )
On sait que, chaque année, L’ACID (Association du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion ), un regroupement de cinéastes, organise, à Cannes, pendant le festival , la programmation de neuf longs métrages, choisis par des cinéastes et représentatifs de la diversité de la production cinématographique en France et dans le monde . Ces films, souvent sans distributeurs, loins des standards de la grande distribution cinématographique, sont ainsi sortis de l’ombre et reçoivent une aide de l’association pour rencontrer leur public : recherche de distributeurs, promotion, programmation et accompagnement dans les 400 salles partenaires de L’ACID, des Festivals ou des lieux culturels .Les projections qu’organise chaque année le Comoedia font partie de cet accompagnement.
Les films proposés cette année sont très divers. Venus de France, mais aussi d’Inde, des USA, de Grèce, de Colombie, ou d’Argentine, souvent co-produits par la France, ils posent aussi bien des questions intimes ( le passage à l’âge adulte est souvent évoqué ) que des question sociales . Les projections sont suivies de rencontres avec les équipe des films et/ou avec des cinéastes de l’ACID .
Une bonne occasion de découvrir un cinéma different, de soutenir des cinéastes encore peu connus, d’élargir ses horizons cinématographiques !