Le festival de Sain Bel met à l’honneur le cinéma d’Auvergne-Rhône-Alpes

                La region Auvergne-Rhône-Alpes a une longue tradition cinématographique : c’est là qu’a été tourné le premier film « La sortie des ouvriers de l’usine Lumière » réalisé en 1895 par un jeune artiste lyonnais, Louis Lumière, par ailleurs inventeur du cinématographe ! Cela on ne le repètera jamais assez, et le festival a raison de le rappeler en programmant, en soirée « pré-festival », le 5 avril à 21 heures, « Lumière, l’aventure continue », un film de montage de « vues Lumière », choisies et commentées par Thierry Frémaux, le directeur de l’Institut Lumière. Il est émouvant de voir ces images, magnifiquement restaurées, 130 ans après le tournage du 1° film !

                    Avec le début du XX° siècle ( la société Lumiere cessa de produire des films en 1905 ) les tournages se font beaucoup plus rares dans notre région. Les entreprises cinématographiques sont alors presque toutes localisées dans la capitale ou sur les bord de la Méditerranée et ont l’habitude de tourner le plus possible en studio . Ce n’est donc que rarement que l’on envoie une équipe en « région » ( comme disent les parisiens ! ) pour donner un peu de couleur locale aux productions. Néanmoins Lyon et sa région apparaissent parfois sur les écrans comme l’explique le beau livre de Bruno Thevenon « Lyon au Cinéma » ( éditions du Mot Passant ). Tout change quand la Nouvelle Vague remet au goût du jour les tournages en plein air et que quelques réalisateurs natifs de la région , au premier rang desquels Bertrand Tavernier, décident de l’illustrer dans leurs films. En 1991 la société Rhône-Alpes Cinema ( devenue Auvergne-Rhône Alpes Cinéma en 2015 avec la reforme territoriale ) est crée pour favoriser la présence de la région sur les grands écrans. Originalité elle ne donne pas des subventions mais co-produit des films réalisés au moins en partie en Rhône Alpes . Cette politique entraine la multiplication des films tournés dans la région, où l’industrie cinématographique se développe de façon spectaculaire : les réalisateurs trouvent aujourd’hui en Auvergne-Rhône-Alpes des comédiens des figurants mais aussi des techniciens et des studios pour la prise de vue et la post-production ! Ce sont quelques unes de ces réalisations que le festival de Sain Bel vous propose de découvrir, du 8 au 12 avril, au cinema « Le Strapontin »

                Cette année le festival propose, comme à l’accoutumé, une compétition de courts et une competition de longs métrages, tous tournés en 2024. Cela devrait offrir un large panorama de notre région AURA, de ses paysages si variés et de ses agglomérations si différentes . Coté longs métrages deux avant-premières qui seront présentées par leurs réalisateurs. Les autres films aussi seront présentés par des membres de la grande famille du cinéma : acteurs techniciens, cinéphiles . Le festival permet en effet aux spectateurs de rencontrer de nombreux invités, dans un esprit convivial. Coté court il y aura  un film avant chaque long et une séance complète de courts métrages : peut-être se trouver-t-il, parmi leurs auteurs, le Fellini ou le Truffaut de demain ! le court-métrage étant toujours aujourd’hui l’ école pratique de cinéma qu’ont fréquenté la plupart des grands réalisateurs ! En plus des films en compétition on pourra voir « Ma Langue au Chat » de Cecile Télerman , en sa présence . Cecile Télerman est ,en effet, la présidente du festival : elle animera le jury des compétitions , composé d’amateurs de cinéma, de simples spectateurs enthousiastes et sincères. J’aurai, cette année, le plaisir d’en faire partie et , sans trahir le secret des délibérations , je vous tiendrai au courant, en temps (presque) réel, du détail de nos travaux!

                Rendez-vous donc pour l’ouverture des festivités, le mardi 8 , à 21 heures, au Strapontin : on pourra voir, en avant-première, « Les Arènes », en présence du réalisateur Camille Perton.

Programme du festival : http://STRAPONTIN_livret Programme Festival Auralpin 2025_BAT-10-03-25.pdf

Jean-François Martinon

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